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EQ paramétrique vs graphique : lequel choisir et quand ?

L’égalisation est l’outil le plus fondamental du technicien du son, après le gain. Mais face à un rack ou à une console, la question se pose souvent : faut-il utiliser un égaliseur paramétrique ou un égaliseur graphique ? La réponse dépend du contexte, des objectifs sonores et des contraintes pratiques. Voici un comparatif complet pour faire le bon choix.

L’égaliseur graphique : simple et visuel

L’égaliseur graphique divise le spectre audio en bandes fixes (généralement 31 bandes en tiers d’octave, de 20 Hz à 20 kHz). Chaque bande possède un gain ajustable, avec une fréquence centrale et une largeur (Q) prédéfinies. Son avantage principal : une lecture visuelle instantanée de la courbe d’égalisation. Il est largement utilisé pour le contrôle de retour de scène (ring out) et pour corriger rapidement l’acoustique d’une salle en concert.

L’égaliseur paramétrique : précision et flexibilité

L’égaliseur paramétrique offre un contrôle total sur trois paramètres pour chaque bande : la fréquence centrale, le gain et le facteur Q (la largeur de la bande d’intervention). Cette souplesse permet des corrections chirurgicales sur des fréquences précises, comme atténuer une résonance à 320 Hz sur une voix, ou booster les harmoniques air d’une guitare acoustique autour de 10-12 kHz.

Différences clés entre les deux formats

Le paramétrique offre une précision supérieure mais demande plus de temps et d’oreille pour être utilisé efficacement. Le graphique est plus rapide à manipuler en conditions live où chaque seconde compte. En studio, l’EQ paramétrique est roi. En concert, les deux coexistent souvent : le graphique pour les corrections globales de salle, le paramétrique pour le travail canal par canal sur la console.

L’EQ en phase linéaire : quand la transparence prime

En post-production, on utilise souvent des égaliseurs à phase linéaire, qui évitent les déphasages introduits par les EQ traditionnels à phase minimale. Ils sont particulièrement utiles sur le bus master ou en mastering, là où la cohérence de phase entre les canaux est critique.

FAQ - QUESTIONS FRÉQUENTES

Peut-on utiliser un EQ graphique en studio de mixage ?

Oui, mais c’est inhabituel. En studio, on lui préfère le paramétrique pour sa précision. L’EQ graphique reste utile pour des corrections rapides de monitoring ou pour recréer une courbe sonore spécifique vintage.

Le facteur Q (Quality factor) détermine la largeur de la bande de fréquences affectée par l’égaliseur. Un Q élevé (ex. 10) crée une intervention étroite et précise ; un Q faible (ex. 0.5) affecte une large plage de fréquences pour un résultat plus doux et musical.

Le ring out consiste à monter progressivement le gain d’un canal (typiquement les retours) jusqu’à l’apparition d’un larsen, puis à atténuer la fréquence problématique sur l’EQ graphique. L’opération est répétée jusqu’à obtenir le gain maximum avant retour (MGBR) le plus élevé possible.

Oui. Les étudiants apprennent à utiliser les deux types d’EQ dans des contextes bien différenciés : calage de système et ring out pour le live, correction et coloration créative pour le studio, et EQ à phase linéaire pour la post-production.

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